Cafouillage autour du procès en appel de l'ancien policier Zahir Moulaoui - Radio M

Cafouillage autour du procès en appel de l’ancien policier Zahir Moulaoui

La Rédaction | 14/06/22 13:06

Cafouillage autour du procès en appel de l’ancien policier Zahir Moulaoui

Initialement prévu pour ce mardi 14 juin 2022, le procès en appel du détenu d’opinion Zahir Moulaoui et de l’activiste récemment libéré Lyes Chibane, a été renvoyé ce matin au 12 juillet 2022, par la juge de la Cour d’Alger.

Présents à la dite Cour, les deux avocats Aouicha Bekhti et Salah Hannoun ont confirmé à Radio M que Zoheir Moulaoui n’a pas été présenté ni physiquement ni par visioconférence lors de l’audience.

Une situation qui a inquiété les avocats et les proches du détenus qui ont demandé des explications à la présidente de l’audience et au parquet. La juge n’a fourni aucune information sur le détenu en affirmant qu’elle ignore où est ce qu’il ce trouve. Le parquet quand à lui s’est contenté d’informer la juge que Zahir Moulaoui et Lyes Chibane n’étaient pas présents.

Une situation qui a été qualifiée par les avocats de « cafouillage » puisque Lyes Chibane était bel et bien présent à la salle d’audience. La juge n’a pas tardé à renvoyer le procès au 12 juillet 2022.

Contactés par Radio M, plusieurs avocats ont confirmé avoir rendu visite à Zahir Moulaoui ces deux derniers jours et ils ont assuré qu’il se portait bien et qu’il était en bonne santé.

Incarcéré pour délit d’opinion à la prison de Koléa, l’ancien policier a été condamné à une peine de 18 mois de prison ferme, assortie d’une amende ferme de 50 000 DA, par la juge du tribunal de Sidi M’hamed lors de son procès en première instance . Son codétenu, l’activiste Lyes Chibane, quant à lui, avait quitté la prison après avoir purgé sa peine d’un an de prison dont sept mois fermes et cinq avec sursis.

A rappeler que les deux détenus ont été placés sous mandat de dépôt le 12 octobre 2021. Ils sont poursuivis pour « apologie du terrorisme et de destruction, diffusion et publication des fausses informations ayant pour but atteinte à l’ordre public, atteinte à l’intégrité et l’unité nationale, incitation à attroupement et outrage à corps constitué ».