Un ancien ambassadeur espagnol va être jugé pour corruption d'agents algériens en échange de contrats - Radio M

Un ancien ambassadeur espagnol va être jugé pour corruption d’agents algériens en échange de contrats

Batache Kheireddine | 16/11/20 19:11

Un ancien ambassadeur espagnol va être jugé pour  corruption d’agents algériens en échange de contrats

Selon la presse espagnole, le juge du tribunal national José de la Mata a proposé de juger l’ancien ambassadeur d’Espagne en Inde Gustavo de Arístegui et l’ex-député du Partido Popular (PP), Pedro Gómez de la Serna et 21 autres personnes, pour avoir prétendument constitué une organisation en vue d’obtenir des contrats en Algérie par le paiement de cadeaux et de commissions à des fonctionnaires locaux.

Les dessous de cette affaire remontent à 2016, quand le juge en charge du dossier a commencé son enquête sur  les paiements illégaux présumés aux autorités et aux agents publics algériens et à leurs familles dans le cadre de deux contrats de travaux pour la construction de l’usine de dessalement d’eau de Souk Tleta (Tlemcen), pour un montant de 250 millions d’euros et le tramway de Ouargla, avec un coût de 230 millions d’euros.

Le juge d’instruction espagnol explique « qu’il est clair que le but de l’organisation créée était, d’une part, «d’obtenir des contrats à l’étranger (en l’occurrence en Algérie) ». Un réseau de sociétés fictives aurait servi, selon la même source, à justifier l’exécution simulée des contrats, par le biais de fausses factures.

En cause, selon le juge, une organisation composée principalement d’anciens responsables du PP Gómez de la Serna et De Arístegui et des directeurs du groupe Elecnor Germán Junquera Palomares et Ramón López Lax.

D’autre part, Le juge d’instruction souligne que différents cadres du groupe Elecnor « se sont arrangés pour obtenir, maintenir et modifier les marchés publics en Algérie en payant des commissions aux autorités et agents publics. »

Des opérations montées soit à travers eux-mêmes via leur filiale Internacional de Desarrollo Energético SA, comme c’est le cas pour l’usine de dessalement d’eau de Souk Tleta, ou avec les dirigeants de Rover Alcisa et d’Assignia Infraestructuras. Affaire à suivre !