Salaires : les syndicalistes réagissent aux dernières déclarations de Tebboune - Radio M

Salaires : les syndicalistes réagissent aux dernières déclarations de Tebboune

La Rédaction | 24/04/22 18:04

Salaires : les syndicalistes réagissent aux dernières déclarations de Tebboune

Seconde augmentation de salaires et mesures de soutien aux profit des classes vulnérables. Ce sont les deux engagements annoncés, samedi, par le Chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, à la veille de la grève nationale, annoncée par plusieurs syndicats de la fonction publique. Que pensent les syndicalistes de la sortie de Tebboune ?

Lors de son entrevue périodique avec des représentants de la presse nationale, diffusée samedi soir sur les télévisions et radios nationales, Tebboune a abordé plusieurs dossiers économiques. Au volet social, il a annoncé des augmentations des salaires et de l’allocation chômage devant entrer en vigueur en janvier 2023.

Contacté par Radio M, l’ancien syndicaliste Meziane Meriane, a estimé que « ces décisions viennent pour tenter de calmer le front social qui est mis à l’épreuve avec les augmentation anarchiques ».

Pour lui, l’amélioration du pouvoir d’achat passe par de vraies solutions. « Il faut revenir à la réalité, il n’y a pas de politique salarial claire d’un côté et d’un autre coté le pouvoir central ne maitrise pas les prix qui sont imposé par le marché parallèle », a-t-il expliqué.

Incitations « inutiles », ou presque

Des syndicats de la Fonction publique, tous secteurs confondus, appellent à une grève de deux jours les 26 et 27 avril prochains pour réclamer l’amélioration du pouvoir d’achat et la hausse des salaires.

Selon ces syndicat, les dernières décisions prises par le gouvernement, à savoir la baisse de l’Impôt sur le revenu global (IRG) et la révision de la grille indiciaire des salaires, sont « inutiles », en raison de « l’absence d’impact positif sur le pouvoir d’achat des travailleurs ».

Le porte-parole du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’Education (Cnapeste), a affirmé dans une déclaration à Radio M que « toutes ces décisions prises en 2021, « ont choqué les travailleurs. Cela a provoqué une atmosphère de non confiance ».  D’après lui, « cette atmosphère a fait en sorte que personne n’attend grand-chose de ce genre de déclarations, notamment avec la terrible baisse du pouvoir d’achat et la hausse insensée des prix qui empêchent les citoyens à assurer leurs nécessités les plus basique ».

Interrogé sur le sort de la grève du 26 et 27 avril en cours, après les déclarations d’Abdelmadjid Tebboun, le syndicaliste a indiqué que « c’est la situation sociale misérable de la classe ouvrière qui a motivé ce mouvement de contestation, et que les causes de cette grève ainsi que les facteurs de son succès existent toujours ».

De son côté Meziane Meriane, a estimé que la dernière déclaration de Tebboune « n’aura pas de d’impact sur la grève prévue, car les augmentations de salaires ont été annoncé pour 2023 et elles vont être absorbées par l’inflation avant même que les fonctionnaires les empochent ».