Retour des marches du Hirak, Tebboune, le régime militaire et la police politique rejetés - Radio M

Retour des marches du Hirak, Tebboune, le régime militaire et la police politique rejetés

Lynda Abbou | 26/02/21 20:02

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Retour des marches du Hirak, Tebboune, le régime militaire et la police politique rejetés

Un an après la suspension des marches du mouvement populaire (Hirak) que connait l’Algérie depuis le 22 février 2019, des dizaines de milliers de manifestants ont récupéré le terrain ce vendredi 106 de la révolution avec autant de détermination et de force qu’avant la crise sanitaire liée au Covid19.

Ainsi les algériens ont annoncé officiellement le retour des marches du Hirak suspendues en mars 2020 dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus.

Lundi dernier des dizaines de milliers de manifestant ont sillonnés les rues d’Alger et d’autres villes de différentes wilayas, à l’occasion du deuxième anniversaire de la révolution. Certains observateurs de la scène politiques avaient qualifié la mobilisation de ce jour-là par une simple journée de célébration qui n’annonçait pas le retour officiel des marches du Hirak.  

Ce vendredi des dizaines de milliers d’algériens et d’algériennes ont contredit cette voix en revenant en force au terrain avec les mêmes revendications purement politiques.

Les manifestants ont exprimé leur rejet du pouvoir dans toutes ses formes. Les slogans étaient hostiles au ; Chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, au rôle politique que joue l’institution militaire, aux généraux et à la police politique.

« Tebboune mzewer djabouh el âasker », ( Tebboune est illégitime c’est l’armée qui l’a nommé). « Dawla madinia machi âaskaria », (régime civil et non militaire), sont des slogans parmi d’autres qui ont été scandé fort aujourd’hui.  

Un dispositif sécuritaire important a été déployé ce matin à Alger ; contrôle d’identité des passagers, et les journalistes interdits de filmer. Dès la fin de la prière les fidèles présents à la mosquée Arrahma, ont crié fort « régime civil et non militaire », slogan phare de toute la manifestation qui était également écrit sur la plupart des pancartes.

Après une quinzaine de minutes de bras de fer entre les manifestants et les policiers qui les empêchaient d’avancer vers Rue Didouche Mourad, les protestataires ont réussi à dépasser le cordon sécuritaire.

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Ils ont marché de Didouche Mourad vers la Grande Poste d’Alger où ils ont vite été renforcés, par de grandes foules venues de Bab El Oued via Rue Asselahe Hocine et Place du 1er mai via Rue Hassiba Benbouali.

La marche du 106e vendredi de la révolution populaire est arrivé à sa fin vers 17 heures. Les foules se sont dispersées dans le calme.   

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