Procès en appel d'Ali Haddad : Amara Benyounes, Abdelghani Zaalane et Youcef Yousfi auditionnés - Radio M

Procès en appel d’Ali Haddad : Amara Benyounes, Abdelghani Zaalane et Youcef Yousfi auditionnés

APS | 13/10/20 08:10

Procès en appel d’Ali Haddad : Amara Benyounes, Abdelghani Zaalane et Youcef Yousfi auditionnés

Le procès en appel de l’homme d’affaires Ali Haddad s’est poursuivi lundi après-midi à la Cour d’Alger, par l’audition des accusés Amara Benyounes, Abdelghani Zaalane et Youcef Yousfi, en leurs qualités d’anciens ministres.

Les trois prévenus ont tous nié les faits qui leur sont reprochés, prétextant que les contrats de concession signés entre le groupe ERTHB dont Ali Haddad est propriétaire, et leurs ministères, ont été signés avant qu’ils ne soient au poste de ministre.

Amara Benyounes, qui était en 2013 ministre du développement industriel et de la promotion de l’investissement, a nié avoir signé de contrats ou autres documents pour l’octroi de marchés au groupe ERTHB, expliquant que cela relevait des prérogatives du Conseil des Participations de l’Etat (CPE).

Abdelghani Zaalane, ancien ministre des Travaux publics et des transports, a indiqué, de son côté, qu’il n’a pas octroyé d’espaces dans les ports d’Algérie au groupe de Haddad, ni à d’autres opérateurs, sauf pour le groupe GICA, qui relève du secteur public.

Youcef Yousfi, ancien ministre de l’Industrie, a fait savoir, lui, que les décisions d’avis technique qu’il avait signées n’octroient aucune concession, précisant qu’il signait ce genre de documents pour des centaines d’entreprises chaque année.

Outre le principal accusé Ali Haddad, le président de la séance auditionnera ce mardi les autres accusés dans cette affaire, à savoir Amar Ghoul, Boudjemaa Talai, Mahdjoub Bedda et Abdelkader Kadi pour les chefs d’accusation de « dilapidation de deniers publics, octroi d’indus avantages et abus de fonction ».

Actuellement en détention à l’établissement pénitentiaire de Tazoult (Batna), l’ancien chef du FCE Ali Haddad avait été condamné, en première instance, à une peine de 18 ans de prison ferme assortie d’une amende de 8 millions de dinars, avec confiscation de tous ses biens.

Il est poursuivi pour plusieurs chefs d’inculpation, dont obtention de privilèges immobiliers et bancaires, et de marchés publics en violation de la législation en vigueur.