l'entrevue de Tebboune avec la presse : ce qu'il faut retenir ! - Radio M

l’entrevue de Tebboune avec la presse : ce qu’il faut retenir !

Radio M | 21/09/20 12:09

l’entrevue de Tebboune avec la presse : ce qu’il faut retenir !

Le président de la République Abdelmadjid Tebboune a accordé dimanche, dans le cadre de ses rencontres périodiques avec la presse nationale, une entrevue à des responsables de médias nationaux, lors de laquelle il a abordé de nombreux dossiers d’actualité dont voici les points à retenir.

La rentrée scolaire :

Abdelmadjid Tebboune a affirmé qu’il ne prendra pas seul la décision d’ouvrir les écoles, au titre de l’année scolaire 2020-2021, mais en concertation avec le Comité scientifique et les médecins.

En outre, il a évoqué la possibilité de rouvrir les écoles par régions ou wilayas, en fonction de la situation épidémiologique liée au Covid-19.

La Constitution et la révision de loi électorale :  

Tebboune a souligné que « si le peuple veut le changement, il est temps de l’opérer pour ne pas rester dans l’ambiguïté qui a prévalu auparavant ». Il souligne que la Constitution « accorde des prérogatives à l’élu choisi par le peuple ».

Par ailleurs, le président considère que l’Etat algérien sera, après le référendum sur la révision constitutionnelle prévu le 1er novembre 2020, « davantage moralisé et véritablement au service du citoyen et non pas au service d’un groupe de personnes qui exerce une domination sur lui ».

« Je souhaiterais que les citoyens plébiscitent le projet de révision constitutionnelle, pour qu’on puisse passer directement à la révision de la loi portant régime électoral, laquelle sera soumise au parlement pour donner naissance, si possible, à de nouvelles institutions élues avant la fin de l’année », a-t-il déclaré.

Affaire Khaled Drareni et liberté de la presse :

Abdelmadjid Tebboune s’est également exprimé, brièvement, sur l’affaire du journaliste Khaled Drareni qui a été condamné en appel, le 15 septembre, à deux ans de prison ferme. Le président estime que l’affaire du journaliste « n’a aucune relation avec la presse ».

Des propos rejetés par la corporation de la presse nationale et internationale et par le collectif d’avocats du journaliste interpellé en plein couverture médiatique le 7 mars 2020.

Le Chef de l’Etat a affirmé dans le même sillage que la liberté de la presse était « garantie en Algérie et qu’aucune restriction n’y est imposée », précisant que la liberté d’expression avait des « limites » et qu’il existait des lois applicables à tout un chacun.

La Corruption :

Tebboune a précisé lors de cette rencontre que l’édification de « l’Algérie nouvelle » exige de garantir la transparence dans la gestion « de la base jusqu’au sommet, y compris pour le Président ». « Je ne serais en rien dérangé si l’Inspection générale des finances venait procéder à un audit au niveau de la Présidence de la République. C’est une chose tout à fait normale », a-t-il dit.

Rostom Fadli,nouveau gouverneur de la Banque d’Algérie :

Tebboune a annoncé avoir confirmé dans ses fonctions Rostom Fadli comme gouverneur de la Banque d’Algérie (BA), en remplacement de Aymen Benabdarhmane, nommé ministre des Finances. M. Fadli occupait le poste de gouverneur par intérim de la Banque d’Algérie.

Economie :

Tebboune a également indiqué avoir confié au gouverneur de la BA la mission de réviser la Loi sur la monnaie et le crédit (LMC) qui a été élaborée en 1990. « On est loin de 1990 », a soutenu Tebboune en affirmant que l’Algérie se « dirige vers une économie ouverte sur le monde ». « Il faut une réforme absolue. Il faut une réforme fiscale. Il n’y a plus rien de rente. On compte nos sous  », a-t-il affirmé.

Il a notamment évoqué l’accord d’association avec l’Union européenne (UE) et le démantèlement tarifaire qui devait entrer en vigueur le 1er septembre dernier. M. Tebboune a assuré que l’Algérie « ne va pas annuler l’accord » d’association avec l’UE. « Il faut le réviser, nous sommes des associés de l’UE, mais pas au détriment de notre économie », a-t-il dit.

La normalisation des relations avec « Israël » :

Selon le premier responsable du pays, l’Algérie ne participera pas à la « course » à la normalisation avec « Israël ». « Nous ne participerons pas à la course à la normalisation, et nous ne la bénissons pas » a-t-il déclaré.

Les Coupures d’internet :

Abdelmadjid Tebboune a affirmé qu’il serait « intransigeant » par rapport au problème de coupures d’internet qu’a connues récemment le pays, précisant que « l’Algérie se dirige vers l’économie numérique et ne saurait aller de l’avant sans un débit efficient ».

La « Contre-révolution » : 

Le premier responsable du pays, a indiqué qu’il y a une « contre-révolution » qui vise les cadres et les compétences algériennes, et que « certains » défendent leurs intérêts propres. Selon lui, il y a aussi des membres de l’administration qui adhèrent à la démarche du changement mais qui nourrissent une peur provoquée par des lettres anonymes qui visent même des gens honnêtes, victimes de personnes liées à la « Issaba ».