Infrastructures : pourquoi le port Centre-El Hamdania coûtera désormais des milliards et une wali - Radio M

Infrastructures : pourquoi le port Centre-El Hamdania coûtera désormais des milliards et une wali

Info Radio M | 03/09/21 16:09

Infrastructures : pourquoi le port Centre-El Hamdania coûtera désormais des milliards et une wali

Moins d’un an après sa nomination, l’ex-wali de Tipasa, Labiba Ouinaz, a fait partie du dernier tour de manège des tuniques blanches, opéré par le président de la République Abdelmadjid Tebboune. Elle a été remplacée par l’ancien wali de Bejaia, Ahmed Maabed.

Au lendemain de sa nomination, le nouveau premier magistrat de la wilaya a décidé de prendre le dossier du Port Centre El-Hamdania en main, à la faveur d’une visite d’inspection de la nouvelle base de vie, qui est toujours en construction. Selon nos sources, Maabed devrait faire du futur port une priorité absolue.

En effet, la dernière cheffe de l’exécutif de la wilaya de Tipasa et actuelle wali de Guelma l’a appris à ses dépens. Mme. Ouinaz a fait les frais d’un certain nombre de « fausses notes » accumulées sur des projets structurants et stratégiques, à leur tête le Port Centre-El Hamdania, dont l’état d’avancement n’a pas atteint le rythme escompté par le gouvernement, a-t-on appris auprès de sources proches du dossier.

Pour rappel, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait annoncé en grande pompe la reprise des travaux du mégaprojet de port commercial, à partir du 18 avril prochain, avec la création de l’Agence nationale de réalisation du port du centre et la nomination de Ammar Grine à sa tête, en guise de première pierre à l’édifice.

Après la formation d’un consortium d’entreprises sino-algérien comprenant les entreprises CSCEC, Cosider, Meditram et l’Entreprise nationale des travaux publics, des travaux ont été entamés pour l’aménagement de la base de vie suite à la sélection du site qui devra l’abriter.

Mais pratiquement six (06) mois après le début officiel du projet, force est de constater qu’il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent. Et pour cause, contactée par Maghreb Emergent, l’Anem Cherchell, chargée de coordonner les campagnes de recrutement pour les besoins du projet, a confirmé n’avoir reçu aucune offre d’emploi depuis des mois. Les dernières propositions soumises à l’Anem datent du 13 juin derniers, période à la quelle Cosider voulait embaucher des chauffeurs de camions expérimentés.

Alors, Ahmed Maabed compte mettre les bouchées doubles pour rattraper le retard dont il hérite dans ce dossier, d’autant plus que les projets d’infrastructures inachevés, dans la wilayas de Tipasa, sont pléthore. Dans une la région où les grands projets industriels sont rares, l’enjeu socio-économique est de taille. Du côté des collectivités locales, l’on s’attend à un sérieux remue-ménage au niveau du bassin d’emploi de la wilaya mais également à une baisse drastique du chômage, qui demeure pour le moment virtuelle.

L’ancienne cheffe de l’exécutif local avait signalé en mars dernier l’affectation au profit du projet du port commercial, d’une enveloppe de 6.281 milliards de DA pour la réalisation d’une zone logistique et industrielle, sur une assiette de 2.600 ha, en plus d’une ligne ferroviaire et d’une pénétrante pour relier Cherchell à l’autoroute Est-Ouest au niveau d’El Affroune (Blida).

Pour ce qui est des dernières avancées en date concernant les travaux relatifs au port, notons qu’une réunion tenue en avril dernier entre les différentes parties prenantes du projet, à savoir la wilaya de Tipasa, le directeur général de l’Agence nationale de réalisation du port Centre El-Hamdania, le directeur général de l’Agence nationale des activités minières, les représentants du groupement algéro-chinois avait pour ordre du jour, selon un communiqué de la cellule de communication de la wilaya, l’évaluation et l’étude des résultats des prospections entreprises sur le terrain par la commission de wilaya spécialisée conjointement avec le groupement en charge de la réalisation du projet, afin de choisir les sites de carrières situés au mont « Chenoua », devant approvisionner le projet en agrégats et matériaux de construction.

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