Hirak : les étudiants résistent et s’imposent dans plusieurs wilayas - Radio M

Hirak : les étudiants résistent et s’imposent dans plusieurs wilayas

Lynda Abbou | 06/04/21 16:04

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Hirak : les étudiants résistent et s’imposent dans plusieurs wilayas

Les manifestations organisée par les étudiants, renforcées par la présence de citoyens, se sont encore imposées à Alger, Tizi Ouzou, Oran et Bejaia, dans le cadre du 111e mardi du Hirak, la révolution pacifique que vit l’Algérie depuis le 22 février 2019.

Dans la capitale, et comme chaque mardi, la marche des étudiants a démarré Place de martyres pour se diriger vers la Grande poste et la rue Didouche Mourad.

Les manifestants ont rejeté catégoriquement les législatives du 12 juin prochain. Les protestataires ont brandi, en guise de solidarité, des banderoles à l’effigie du mineur Said Chetouane, qui avait dénoncé une agression sexuelle lors de son interpellation samedi 03 avril passé.

Les manifestants se sont également solidarisés avec la vingtaine de manifestants mis sous mandat de dépôt hier à Alger, dont trois étudiants ayant participé à ladite manifestation, organisée samedi dernier. A cet effet les participants à la marche d’aujourd’hui ont revendiqué une marche qui aura lieu samedi prochain.  

A Tizi Ouzou, les forces de l’ordre ont bloqué le passage devant les étudiants et les citoyens qui ont pris part à la 111e manifestation estudiantine. Déterminés, les étudiants ont changé d’itinéraire afin de pouvoir marcher dans les rues de la ville de Tizi Ouzou.

Ils se sont retrouvés dans les petites ruelles des quartiers entourant le centre-ville, poursuivis par les forces de l’ordre, les manifestants se sont retrouvés une nouvelle fois face à des cordons de police, dressés pour les empêcher de poursuivre la marche.

Tizi Ouzou comme à Alger, c’est le même mot d’ordre qui prévaut ! Les manifestants ont rejeté les législatives, tout en scandant des slogans hostiles à la police politique.

Si les étudiants de Tizi Ouzou ont pu conquérir les petites ruelles, ceux d’Oran n’ont pas eu cette chance. Ils n’ont pas pu dépasser le périmètre de la Place d’Armes.

Les manifestants oranais se sont retrouvés encerclés par la police, qui ne les a pas empêchés de tenir un rassemblement. Ils ont scandé haut et fort « Régime civil et non militaire » et ont revendiqué « la liberté », un « Etat démocratique et de droit ».

A Bejaia la marche des étudiants à également eu lieu. les slogans repris sont les mêmes. Les manifestants se sont solidarisés avec les détenus d’opinion et ont réclamé un « Etat de droit », tout en rejetant l’agenda politique du pouvoir, avec en premier lieu les élections législatives du 12 juin prochain.

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