Ghardaia : des notables et des élus demandent de revoir les dossiers des détenus des événements de 2015 - Radio M

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Ghardaia : des notables et des élus demandent de revoir les dossiers des détenus des événements de 2015

Radio M | 06/03/24 13:03

Ghardaia : des notables et des élus demandent de revoir les dossiers des détenus des événements de 2015

L’affaire des condamnés à mort et des condamnés des événements tragiques qui ont touché la ville de Grara, dans la wilaya de Ghardaia en 2013 et 2015 refait surface, et cette fois-ci à travers des élus de la région qui attendent des actions de la part des autorités, surtout que la ville a retrouvé son calme depuis plusieurs années.

Des élus et des notables de la ville de Grara ont profité de la visite du ministre de la Justice, Abderrachid Tabi, à Ghardaia pour l’implorer de rouvrir le dossier des détenus et des condamnés à perpétuité, lors des événements, sanglants qui se sont déroulés à Ghardaia en 2013 et en 2015, où des heurts entre les deux communautés, les Châambas et les Mozabites, ont fait plusieurs morts et des blessés.

S’adressant au ministre Abderrachid Tabi, lors de sa visite dans la wilaya, un élu local a demandé de “rouvrir les dossiers des détenus, surtout ceux qui ont été condamnés à perpétuité”. Il assure dans ses propos que “les résultats seront fructueux”, faisant allusion qu’il y a des innocents parmi les détenus.

Pour sa part, le ministre a indiqué “le président Abdelmadjid Tebboune a transféré le dossier au ministère”, suite aux écrits des citoyens de Ghardaia. Il a assuré également que le ministère s’en charge de l’affaire et des dessus du traitement des dossiers.

Tabi déclaré que les dossiers seront traités en consultation avec les autorités judiciaires et des résultats seront connus dans un futur proche. Il a fait savoir qu’une liste est déjà établie et leurs dossiers seront pris en charge.

Pour rappel, après le retour du calme et la réconciliation entre les citoyens de la région, les notables et la société civile de Ghardaia ont adressé à plusieurs reprises des lettres à la présidence de la République, notamment à l’ancien président Abdelaziz Bouteflika pour amnistier et rouvrir les dossiers des condamnés, liés à ces événements de juillet 2015, mais en vain, surtout que ce dossier a pris des proportions politiques.