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Face à la pandémie, les enseignants au bord de la crise de nerfs

aps.radiom | 26/11/20 16:11

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Face à la pandémie, les enseignants au bord de la crise de nerfs

Le corps enseignants est au bord de la crise et à décider de le faire savoir à sa tutelle. Mercredi, les professeurs affiliés à l’Union nationale des personnels de l’Education et de la Formation (UNPEF), ont cessé le travail pour revendiquer plus de moyens, face à la pandémie.

Ils ont le sentiment d’être abandonnés à leur triste sort, alors que plusieurs d’entre eux ont été contaminés par le Covid-19, faute de moyens pour leurs protections.

Djamel Aliouat, enseignant de français au CEM Makhlouf Zenati (Mohamed Belouizdad) résume bien la situation. Il explique que s’il n’est pas contre les mesures mises en place par le ministère de l’éducation, il revendique « la garantie d’avoir des moyens nécessaires au bon déroulement des cours dans le strict respect du protocole sanitaire », a-t-il expliqué à l’APS.

Et pour ce faire, le corps enseignant propose « la prise en charge par le ministère de tutelle des frais des tests de dépistage de la Covid-19″, à travers le conventionnement avec des laboratoires d’analyses, en cas de suspicion de cas de contamination parmi le personnel de l’éducation », arguant que « l’enseignant n’est pas en mesure d’assumer les frais du test PCR ou du scanner estimés à plus de 10 000 dinars ».

L’autre grief formulée par les enseignant: la charge de travail conséquence du nouveau protocole sanitaire installé dans les écoles et qui les contraint à refaire le même cours à plusieurs classes, dans la même journée. Pour les enseignants il est inadmissible d’assumer la charge de 32 séances hebdomadaires ».

Pour l’UNPEF, la grève des enseignants qui a été suivi par 60,50% des enseignants selon le président de l’UNPEF, Sadek Dziri est « un succès éclatant », malgré  « des fortes pressions exercées dans certaines wilayas contre les protestataire ». Au ministère de l’Education nationale on ne partage l’optimisme de Sadek Dziri et on chiffre le taux d’enseignants ayant répondu à l’appel du syndicat à 5%.

Pour le syndicat cette première action de mobilisation doit être l’occasion de faire pression sur le ministère et remettre sur la table une série de revendications.

Ainsi l’UNPEF demande l’allégement des emplois du temps des enseignants dans les trois paliers  par la suppression de certaines matières dites « secondaires », la réduction d’une séance de cours à 45 minutes ainsi que le maintien de la journée de samedi comme deuxième  jour de repos hebdomadaire.

Au plan socioprofessionnel, le syndicat revient à la charge sur sa plate forme de revendications, réclamant notamment « l’application immédiate de décret présidentiel 14/266 avec effet financier rétroactif depuis sa promulgation » et se dit prêt, au cas ou le ministère n’abandonne pas sa « politique de la sourde oreille », à d’autres actions.

 

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