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Conseil des ministres: Tebboune s’engage à “moraliser” la vie politique et à réformer le système fiscal

Ghada Hamrouche | 05/01/20 20:01

Conseil des ministres: Tebboune s’engage à “moraliser” la vie politique et à réformer le système fiscal

Réuni sous la présidence de Abdelmadjid Tebboune, le premier Conseil des ministres, s’est tenu ce dimanche 5 janvier, en présence des 39 membres du gouvernement, désignés jeudi 2 janvier 2019. Le chef de l’Etat a, selon un communiqué repris par l’agence APS, demandé au gouvernement de préparer son programme d’action. Dans son intervention, Tebboune a insisté sur la nécessité de reconquérir la confiance des citoyens et a rappelé les 54 engagements que contenait son programme électoral. La construction de “la nouvelle République” passe, selon lui, par une reconsidération du système de gouvernance à “travers profond amendement de la Constitution” et de certains textes de loi comme la loi portant régime électoral.

Le Chef de l’Etat s’est engagé à “moraliser la vie politique” en séparant l’argent de la politique et à combattre “la mauvaise gestion”. “La nouvelle République s’appuie sur les valeurs de l’Etat de droit qui garantit l’indépendance de la Justice et la promotion de la démocratie participative qui offre des opportunités d’épanouissement social et politique à tous”, a-t-il déclaré.

Le chef de l’Etat a évoqué la nécessité d’adopter un modèle économique fort qui garantit la diversification des activités, la lutte contre la bureaucratie et le chômage et la création de richesses. En ce sens, une réforme profonde sera adoptée pour le système fiscal. Tebboune a demandé au gouvernement de préparer toutes les conditions pour renforcer le professionnalisme dans les médias.

Tebboune a demandé aux membres du gouvernement de rester à l’écoute des préoccupations des citoyens, « en adoptant la voie du dialogue et de la concertation ». En ce sens, les ministres sont instruits d’avoir “un comportement exemplaire” et de veiller à “la sauvegarde de l’argent public, à la lutte contre la bureaucratie et au respect des engagements de l’Etat ». Pour le président de la République, l’Algérie a besoin d’un redressement de sa situation générale à travers “le rétablissement de l’autorité de l’Etat et le recouvrement de la confiance des citoyens”.