Chili: « le Hirak au pouvoir ! » [blog] - Radio M

Chili: « le Hirak au pouvoir ! » [blog]

Abderezak Adel | 21/12/21 11:12

Chili: « le Hirak au pouvoir ! » [blog]

Par Abderezak Adel

Rappellez-vous, ce mouvement populaire impressionnant, radical mais politiquement organisé qui revendiquait la rupture systémique et la constituante en 2019 au moment oû parallèlement nous vivions le hirak Algerien. Il a produit son premier résultat: l’élection du candidat du bloc de gauche aux présidentielles avec 56% de voix et un taux historique de participation.

Un ancien leader du mouvement étudiant, Gabriel Boric, âgé de 35 ans, activiste des mouvements sociaux et très antilibéral dans son programme. Une nouvelle espérance au Chili, en Amérique latine et dans tous les pays oû les populations luttent pour leur dignité, la démocratie et la justice sociale. En plus, le Chili a la tradition d’une gauche révolutionnaire dont le MIR, fondé il y’as 55 ans, était le plus connu. Son dirigeant a été assassiné en 1974 par Pinochet après le coup d’Etat de la junte militaire.

Cette victoire est un clin d’oeil à Allende le président assassiné par les putchistes, Enriquez le révolutionnaire du MIR et les milliers de chiliens.es torturées et portés disparus. Leur sacrifice n’as pas été vain.Je me remémore d’un colloque académique aux relents militants et de solidarité avec le Chili révolutionnaire qu’on avait organisé à l’institut de sciences économiques de l’université de Constantine au pringtemps 1973, je crois, sur « la transition socialiste au Chili » oû j’avais présenté avec un autre étudiant une intervention critique sur l’expérience chilienne.

Etudiant à la « fougue révolutionnaire », je n’ai pas été raté par mes collègues qui tenait à une transition pacifique et étapiste au socialisme ! Bref, un peu de tension et beaucoup de débats dans une période où l’université était encore un lieu de théorisation et de politisation fertile.

Aujourd’hui, 19 décembre 2021, le conseil des ministres traite le dossier de l’université et insiste sur le rejet de toute politisation à l’intérieur de l’université ! Les temps ont vraiment changé !