S’il faut répertorier les armes qui ont permis de défendre le droit des hommes et surtout ceux des Africains, on ne peut pas passer sous silence la musique. Comme les stars jamaïcaines notamment Bob Marley, Fela Kuti a fait ses preuves dans les années 1970 au Nigéria, en créant l'afrobeat pour non seulement faire plaisir aux Africains dans ses chansons mais également défendre leur droit.

 

L'afrobeat au Nigéria, un mélange de musique traditionnelle nigériane, de jazz, de highlife, de funk, et de chant accompagné de percussions et de styles vocaux, popularisé en Afrique dans les années 1970. Par cette initiative culturelle, les promoteurs ont pu passer au crible les messages et les pratiques liés à au Nigéria en particulier et en Afrique en générale.

Si ce genre musical a vu le jour, c’est parce qu’un travail de fond a été fait après un long voyage de l’initiateur Fela Kouti, qui à son retour de l’Amérique a rassemblé les instrumentistes les plus expérimentés de l’époque. Il faut dire que c’était lors d’une tournée américaine avec son groupe « Nigéria 70 » que les belles idées se sont muries.

De la musique au militantisme

Né sous l’initiative de Fela Kouti, l’afrobeat relève d’une part du militantisme, avec lequel les inventeurs dont Fela ont vite su défendre les droits des Africains et relater leurs difficultés, à travers les rythmes endiablés des musiques africaines et la profondeur du jazz, armé de son saxophone.

Chemin faisant, Fela dans sa carrière avait eu la chance de rencontrer Sandra Smith qui l’initia très vite aux idées de Malcolm X et à la défense des droits des Africains. C’est ainsi que Fela est devenu le porte-parole de la classe ouvrière nigériane et des Africains en général. Très engagé et ambitieux il allait jusqu’à créer son propre parti politique, début d’une autre aventure qui sera grave pour le chanteur.

Le chemin de du militantisme n’a pas été facile pour ce fils d’Afrique, qui se porte volontairement la voix des sans voix. Pendant ses activités il avait subi des peines allant jusqu’à l’emprisonnement.  

Malgré les intimidations, les arrestations, les destructions et les tortures dont Fela avait fait l’objet, il n’a jamais désarmé. Ce qui a valu une notoriété à son style musical, qui est d’ailleurs désormais connu dans le monde entier et continue d’exister aujourd’hui à travers un héritage du père aux fils notamment Femi et Seun, les deux fils tissent l’ancienne corde à la nouvelle.

Fela fut aimé par ses fans et tous ceux qui avaient soif de la justice

Par ses prises de position qui n’ont pas été facile, Fela se faisait aimer par beaucoup de personnes, bref, la classe la plus pauvre du Nigeria et tous les fans de la justice. Car à l’époque il fut  engagé dans ses écrits très politisés pour défendre les droits des Africains, contre le gouvernement militaire et militant pour la classe ouvrière.

Il faut aussi relever que Fela a pris son temps pour écrire une histoire qui est d’ailleurs indélébile. Cette nostalgie a été confirmée par certains de ses chansons et ses écrits qui ont connu un succès phénoménal depuis le début de sa carrière.