Mourad Louadah, président de la commission des énergies renouvelables du Forum des chefs d’entreprise (FCE), qui s’exprimait jeudi 23 mars dans l'invité du direct, dit s’attendre à l’échec du chantier des 4050 MW en énergie solaire, dont l’appel d’offres est prévu dans quelques jours.

Mourad Louadah, président de la commission des énergies renouvelables du Forum des chefs d’entreprise (FCE), qui s’exprimait jeudi sur Radio M, dit s’attendre à l’échec du chantier des 4050 MW en énergie solaire, dont l’appel d’offres est prévu dans quelques jours.

D’après lui, l’appel d’offres lui-même risquerait de ne pas être lancé. Le représentant du FCE reproche beaucoup de choses à ce projet tant sur le plan de la forme que du fond.  D’abord, affirme-t-il, le cahier des charges de ce projet est  "erroné", parce qu’imposant aux opérateurs de prendre en charge à la fois la production électrique et la fabrication des composants industriels.

 "Comment peut-on demander à une entreprise de proposer des prix d’électricité bas en lui imposant de produire de l’électricité et de mettre en place une unité de fabrication ?", s’interroge  M. Louadah.

 Selon lui,  l’Algérie aurait dû abandonner le principe du moins disant pour ce projet et mettre en application, plutôt, le principe du prix minimum garanti aux producteurs d’énergie. Il a critiqué également le retard accusé dans l’adaptation de la réglementation à ce projet qui pose également problème par sa taille, d’après lui. "Aucun pays n’a lancé de projet de cette taille" , constate-t-il ajoutant qu’il s’agit d’un projet difficilement banquable.

 D’autre part, M. Louadah pense qu’il aurait été plus judicieux de laisser la Sonelgaz, s’occuper de ses vrais métiers au lieu de l’impliquer dans ce projet, et qu’il aurait fallu créer une entité exclusivement dédiée à ce chantier. Il déplore également la mise à l’écart des entreprises privées algériennes.

 "Les entreprises devant être créées dans le cadre de ce projet sont supposées être détenues à 40% par  Sonatrach au moment où les 11% restant à la partie algérienne sont censées être partagés par Sonelgaz et des entreprises privées que le ministre de l’Energie choisira lui-même ", regrette M. Louadah.

 Il a rappelé à ce propos l’expérience acquise par de nombreuses entreprises algériennes du secteur privée. Des entreprises qui se sont lancées dans le photovoltaïque, notamment, dès l’annonce du programme national du développement des énergies renouvelables, dans sa première version de 2011.

 Le président de la commission des énergies renouvelables du FCE considère que tous ces facteurs réunis mèneront inévitablement à l’échec du projet dont l’appel d’offres devait être lancé, rappelons-le, avant la fin du mois de janvier dernier.

 

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