Il faudrait augmenter les prix de l’essence de façon régulière, a indiqué ce mercredi 15 février, Nazim Zouioueche, ancien P-DG Sonatrach et consultant en énergie, lors de son passage dans l'invité du direct.

 

D’après lui, il est nécessaire de continuer « à augmenter les prix de l’essence une fois tous les six mois, par exemple ». Une mesure qu’il considère comme importante  pour faire face à une conjoncture marquée par un recul durable des prix du pétrole. « L’Algérie est l’un des pays où l’essence est la moins chère au monde », rappelle-t-il. « Aujourd’hui tout le monde possède un téléphone portable et personne ne se plaint des augmentations de son prix, pourquoi craint-on que les gens se plaignent si on augmente les prix de l’essence de quelques centimes », poursuit l’ancien P-DG de Sonatrach.

M. Zouioueche qui ne donnera pas de détails au sujet de la moyenne d’augmentation semestrielle qu’il propose, estime que la révision à la hausse des prix des carburants aurait due être engagée, il y a bien des années, lorsque le prix du pétrole était au plus haut.

« Nous aurions dû augmenter les prix de l’essence pendant la période des vaches grasses », assure-t-il, considérant que la hausse aurait été  plus facile à accepter.

Il convient de signaler, à ce sujet, que les prix des carburants ont été augmentés à deux reprises entre janvier 2016 et janvier 2017.

En janvier 2016, le prix du gasoil a augmenté de 5,06  dinars (passant de 13,70 DA à 18,76 DA) au moment où le super a augmenté de 8,42 dinars (passant à 31,42 DA contre 23 DA). Le super sans plomb  a également augmenté de 8,42 (31,02 DA contre 22,60 DA).

En janvier 2017, le prix de  l’essence normal a été fixé à 32,69 dinars. Le prix de l’essence super  a  été fixé à 35,72 dinars et celui du sans plomb a atteint les 35,33 dinars. Le prix du gasoil est monté, quant à lui, à 20,42 dinars. A noter que seul le prix du GPL/C a été maintenu entre les deux années, à 9 dinars.

 

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