Sonatrach a honoré ses engagements en matière livraison de gaz au distributeur d’énergie français Engie et ce qui a été présenté comme un incident entre les deux groupes est lié à une commande inattendue faite par la partie française, a indiqué, ce mercredi 25 janvier. Mourad Preure, spécialiste des questions énergétiques.

« Il n’y a pas eu de problème entre Sonatrach et Engie et c’est un gestionnaire de réseau qui a fait une déclaration intempestive dans la presse et qui a parlé de rupture d’approvisionnement », a-t-il assuré, rappelant que la directrice générale d'Engie a rattrapé le coup, par la suite, en confirmant qu’il n’existait pas de problème entre les deux groupes.  L’économiste signale que l’on parle d’un réel problème lorsqu’il y a rupture d’approvisionnement, ce qui n’a pas été le cas.

Selon M. Preure c’est un malheureux concours de circonstances qui a mis le groupe français dans une situation difficile. La vague de froid, d’abord, et qui a fait augmenter la demande sur le gaz plus que prévu alors que les deux parties s’étaient déjà entendues sur un niveau minimum du Take or Pay  (Obligation d’enlèvement de quantités qui sont automatiquement achetées) de l’ordre de 8 milliards de M3.

Le complexe de GNL de Skikda à l’arrêt

D’autre part, la demande supplémentaire du groupe français est survenue alors que le complexe de GNL de Skikda était en arrêt technique et qui ne reprendra ses activités qu’à la fin du mois en cours. L’invité note que le port français de Fos-sur-mer (sud-est) est approvisionné par deux méthaniers, depuis Skikda.

En troisième lieu, Sonatrach a dû répondre à de nombreuses commandes faites par d’autres pays en raison justement de la vague de froid qui sévit un peu partout, poursuit M. Preure. Il rappellera, plus généralement, que la source algérienne « est fiable » et qu’elle n’a jamais connu de rupture d’approvisionnement, même durant la décennie noire.

D’après lui, certains concurrents de l’Algérie sur le marché gazier européen, qui devient de plus en plus compétitif, tentent à chaque fois de faire circuler des rumeurs au sujet du potentiel algérien. Ces derniers ne manqueront pas, ajoute-t-il, de saisir cette nouvelle opportunité pour semer le doute sur l’avenir gazier de l’Algérie.

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