Dalia Ghanem Yazbek est chercheuse associée au centre d’études Carnegie de Beyrouth, et spécialiste des mouvements djihadistes et de radicalisation.

 

Dans cet entretien accordé au Huffington Post Algérie, elle revient en détail sur les raisons de la radicalisation de certains éléments armés notamment partis des pays du Maghreb et d’Europe, et estime que le plus grand danger pour l’Algérie ne provient pas de l’organisation de l’Etat islamique mais d'AQMI.

A propos de la menace djihadiste brandie par les pays occidentaux, la chercheuse algérienne considère qu’elle menace le monde entier et pas un nombre restreint d’Etats, allusion à ceux qui sont régulièrement ciblés par les attentats terroristes.
Dalia Ghanem Yazbek a également mis l’accent sur le fait que l’Algérie fasse partie aujourd’hui des pays sensibles les moins touchés par les attentats terroristes, d’ailleurs, elle souligne le nombre très peu élevés d’éléments armés algériens partis en Syrie ou en Irak.

Pour elle, cela s’explique d’une part, par la mémoire de la décennie noire restée encore vivace, et d’autre part par les actions régulières et efficaces de l’armée algérienne fortement présente notamment aux frontières.

La polémique suscitée actuellement en Tunisie par le retour envisagé des djihadistes vaincus en Syrie a également fait réagir Dalia Ghanem Yazbek, qui estime que ce retour peut constituer un danger pour la sécurité de la Tunisie car selon elle, les autorités n’ont encore rien prévu pour faire face à ce retour qui s’annonce massif.

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