Retour de Said Djaafer et de Souhila Benali autour de la table de Khaled Drareni, les invités du CPP de ce mercredi 28 décembre ont été plus nombreux et tout aussi prolixe pour ce dernier numéro de 2016, une année lourde de « réjouissances ». Et comme il y’a avait, en guest star, Daikha Dridi, journaliste algérienne vivant à San Fransisco pour décliner aux auditeurs le monde 2017 vu par Donald Trump, la der n’a pas manqué de relief.

La question est récurrente à ce moment épique de la transition entre deux années. Pire ou meilleure ? Le CPP aura répondu un peu comme un normand pour son dernier numéro de l’année. Ni pire ni meilleure. Car difficile de faire pire que 2016, et impossible de faire meilleure sachant l’austérité qui arrive pour les Algériens dès ce 1er janvier et les hausses prévues dans la loi de finance 2017.

De même la question de savoir si 2017 sera l’année de la préparation du 5e mandat pour Bouteflika n’a pas clivé comme à son habitude le plateau, l’idée qu’il est encore un peu tôt pour discerner faisant tourner court le débat. L’échéance des législatives sera t’elle une occasion de relancer l’opposition qui refusera de « bricoler » une légitimité institutionnelle au 4e mandat de Bouteflika ? Plutôt un risque de diviser un peu plus le front déjà affaiblit de l’opposition de Zeralda.

Jusque là le gouvernement a réussi à amortir les effets du contre choc pétrolier. 2017 sera l’année où l’on approche du plus dur. Elle devrait donc être l’année du changement du climat social. Et donc politique ? Débat.

« Le Klu Klux Klan est à la maison blanche »

Beaucoup d’inconnues pour prédire 2017 en Algérie, mais une certitude dans le monde. Ce sera l’année Trump. Avec ses dangers avérées sur l’équilibre des relations internationales. Le Café Presse Politique a revisité l’élection du milliardaire américain pour la mettre à jour, avec Daikha Dridi à l’aune des nominations qu’il a effectué depuis un mois.

Pour la journaliste californienne, la situation est simple quand on lit les blogs de Steve Bannon, monsieur stratégie auprès de Trump, on comprend que « le Klu Klux Klan est à la maison blanche ». Difficile de balayer d’un revers de la main le relatif détachement du CPP au lendemain de l’élection du 8 novembre dernier alimenté par la supposée capacité des institutions américaines à contenir « cheval fou » qu’est le nouveau président américain.

Un exemple particulièrement illustratif du risque Trump, « défaire l’accord sur le nucléaire iranien ». Mais ce n’est pas le seul. La tension est déjà à son extrême entre le nouveau locataire de la maison blanche et Pékin. Le monde va au devant de grandes difficultés à cause de la nouvelle doctrine qui s’installe Washington. Pas une raison pour souhaiter une belle et heureuse année 2017 aux auditeurs du CPP.

Voir la vidéo >> CPP du 28.12.2016: 2017, et si l'Algérie de Bouteflika échappait au monde vu par Trump?